Retour de marché – salade estivale tomates et nectarines

Le premier café sur la terrasse avait le goût de jour de vacances. Savouré, sans la hâte des matins du quotidien.
En route pour le marché, j’avais déjà en tête ce que je voulais préparer pour midi. Enfin, comme d’habitude une vague idée de légèreté pour les papilles et le corps.
Quelque chose de frais aussi.
J’avais choisi les plus beaux produits chez mon marchand préféré, car je savais que tout avait été cueilli le matin même.
Les tomates rouges sang, brillantes, charnues et les nectarines à la peau lisse, juteuses à souhait m’attendaient dèjà sur l’étal. Des gouttes de rosée perlaient encore sur la surface des fruits et légumes. Un vrai plaisir des yeux.
En les mettant délicatement dans mon panier, j’avais eu l’eau à la bouche en imaginant la salade raffinée que j’allais créer pour mes amis.
J’avais commandé une burrata chez l’Italien pour être sûre qu’il y en ai aujourd’hui. Elles étaient tellement appréciées qu’elles se vendaient dès les 1ères heures du marché. Une pure gourmandise, ces boules à la chair laiteuse d’un blanc immaculé et au cœur tendre crémeux qui se révèle sous le couteau.
J’avais acheté les pignons de pin la veille. Ingrédient que j’utilise généreusement et détail important pour donner un peu de croquant et une note d’amande à la salade.
Pas besoin d’acheter du basilic, car il pousse directement dans mon jardin. J’aime passer ma main sur les gros bouquets vert tendre qui exhalent un parfum poivré et intense au premiers rayons du soleil. J’ai cueilli quelques tiges qui viendront terminer ce repas de midi.
J’ai sorti un plat ovale suffisamment grand pour accueillir tous ces ingrédients que j’aime disposer avec soin, un peu comme un tableau.
Sur la planche en bois, je commence par découper les tomates en fines lamelles pour les tapisser dasn le fond du plat.
Je n’ai pas résisté à mordre dans une nectarine. J‘ai fait le bon choix. Le jus coule entre mes doigts. Un vrai délice.
Je coupe celles qui restent en quartiers.
Quel bonheur de pouvoir cuisiner sur la terrasse, à l’ombre des cannisses. Le jardin est magnifique en ce moment, tout explose. La lavande arbore sa couleur violette de fin de floraison. Très appréciée des abeilles qui s’affairent pour récolter les sucs qu’elles transportent à la ruche et qui sait pour le miel que j’achète à la coopérative. Et qui va servir pour la sauce.
Je dispose les nectarines sur les tomates, en alternant juste un peu, mais en laissant un côté un peu „au hasard“.
C’est au tour de la burrata de sortir de son bain, où elle trempait depuis ce matin.
Avec mes mains, je fais des morceaux que je réparti au dessus des tomates et des nectarines.
Mes amis arrivent. Ils ont contourné la maison et entre par la petite porte du jardin.
Recevoir. J’apprécie toujours ces moments de partage, la convivialité autour d’une table. Echanger sur les nouvelles, prendre son temps ensemble. Savourer. L’essentiel avec les gens qu’on aime.
J’ai servi un pastis maison pour les faire patienter. Juste le temps de finir mon plat d’été.
Je prépare la vinaigrette avec du jus de citrons très aromatiques, du miel de lavande et de l’huile d’olive du moulin de la Garrigue. Une propriété que je connais déjà depuis très longtemps. J’avais découvert cette huile très verte lors d’une dégustation.
Je fais revenir les pignons de pin dans une poêle sans matière grasse. Difficile de ne pas se laisser distraire par les conversations, mais primordial pour que mes petites merveilles ne brûlent pas.
Dès qu’ils ont une belle couleur un peu dorée, je peux retirer la poêle du feu et les réparti sur la salade. Pour finir, j’effeuille le basilic que j’ai juste lavé avec un filet d’eau et essorer. Les gouttes d’eau sèchent tout de suite sur le sol de pierre par cette chaleur.
Quelles couleurs. Rouge, orange, vert, blanc. Mes invités se réjouissent déjà. „Aaah“, „mmm“.
Ils trinquent à ma santé et à cette belle journée. Les verres tintent.
Je réparti la vinaigrette avec une cuillère sur ma salade. Il ne me reste plus qu’à assaisonner avec poivre du moulin et la fleur de sel de Camargue, achetée lors de mon dernier passage à saintes Marie de la mer.
Mon partenaire ouvre une bouteille de vin de rosé du pays.
Et fait griller des tranches de pain de campagne avec un peu d’huile d’olive et de piment d’Espelette.
Voilà. A table ! Et bon appétit.





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